Épisode 14 · Bourse

ETF ou actions : quelle stratégie fonctionne vraiment en bourse aujourd'hui ?

🎙️ Gregory Guilmin · Docteur en finance, investisseur ⏱️ 32 min 📅 9 juin 2026

Quand on commence à investir en bourse, une question revient : faut-il acheter des actions individuelles ou privilégier les ETF ? Gregory Guilmin, docteur en finance, partage son parcours, ses erreurs et les vraies stratégies qui fonctionnent sur le long terme.

Gregory Guilmin — ETF vs actions : la vraie stratégie qui marche

Quand on commence à investir en bourse, une question revient : faut-il acheter des actions individuelles ou privilégier les ETF ? Gregory Guilmin, docteur en finance, partage son parcours, ses erreurs et les vraies stratégies qui fonctionnent sur le long terme.

Au programme de cet épisode

  • Stock picking vs ETF : comparaison sans filtre
  • Peut-on vraiment battre le marché boursier ?
  • Pourquoi 90% des investisseurs particuliers perdent
  • Construire un portefeuille ETF diversifié
  • Les biais cognitifs qui ruinent vos performances
  • DCA, rebalancing : les pratiques pro
  • PEA vs CTO : quel enveloppe choisir

Transcription de l'épisode

Transcription intégrale (environ 6160 mots), générée automatiquement puis relue. Elle peut contenir de légères imperfections.

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J'ai travaillé pendant 6 ans pour des familles fortunées et à 5 ans et demi je me suis dit moi j'en ai marre de travailler pour des familles fortunées, je veux aider un million de personnes à mieux comprendre la bourse. C'est à ce moment là que j'ai vendu à perte à moins 80%. Donc par rapport à ce que tu me dis, tu penses qu'un particulier ne pourrait pas battre le marché en sélectionnel lui-même des actions ? Et ça fonctionne, je gagne quelques dizaines, quelques centaines d'euros et là je me dis waouh c'est génial, Greg t'es fort en bourse, tu vas gagner beaucoup d'argent, tu vas devenir riche rapidement. Investir en bourse, beaucoup de personnes veulent s'y mettre mais ne savent absolument pas où commencer. ETF, actions individuelles,

diversification, risque, rendement, on entend énormément de choses et il est parfois difficile de comprendre quelle stratégie est vraiment adaptée à son profil. Est-ce qu'il faut mieux sélectionner ses propres actions ou investir dans des ETF et laisser le marché travailler ? Aujourd'hui, on va comparer les deux approches sans filtre avec du concret, des chiffres, des erreurs à éviter quand on débute en bourse. Tu peux retrouver Out of the Box sur YouTube et sur toutes les plateformes d'écoute Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music. Et bienvenue dans un nouvel épisode d'Out of the Box. Petite pause dans cet épisode pour te parler de deux choses qui peuvent vraiment changer ta trajectoire. Si t'écoutes ce podcast, c'est

que l'investissement te parle. Et de mon côté, j'ai créé tout un écosystème pour t'aider à passer à l'action. Le premier pilier, c'est ES Academy, ma formation phare en investissement immobilier locatif. 30 heures de contenu, 91 outils concrets, la méthode complète qui m'a permis de passer de fille de garagiste à 55 locataires en 3 ans. Plus de 1900 personnes l'ont suivi et tout le monde est satisfait. Le deuxième pilier qui arrive très bientôt, c'est ES Family, une application mobile qui te donne l'environnement, l'outil, la communauté directement dans ta poche pour investir au quotidien. Pour les deux, rendez-vous sur mon site emeline-siron.fr. C'est là que tu vas trouver Academy et tu vas pouvoir t'inscrire également sur la liste d'attentes pour Family. On se retrouve juste

après. Et on se retrouve avec Grégory Guillemin. Je prononce bien ton prénom ? Oui, c'est bon Grégory Guillemin. OK. Et on va parler de la bourse et donc ETF ou action. Qui est-ce qui performe vraiment ? Déjà pour commencer, bonjour Grégory. Bonjour Emeline. Est-ce que tu peux te présenter ? Oui, avec grand plaisir. Moi je m'appelle Grégory Guillemin. Vous l'entendez à l'accent, je suis belge, je viens de Belgique. Depuis 5 ans, je fais de l'éducation financière. Donc je me suis lancé dans l'entrepreneuriat au niveau de l'éducation financière à 5 ans. Avant ça, j'ai eu la chance de faire une thèse de doctorat en finance. Et puis après de créer un fonds d'investissement. Donc j'étais le plus jeune belge à créer un fonds d'investissement. Et puis j'ai travaillé

pendant 6 ans pour des familles fortunées. Et à 5 ans et demi, je me suis dit, moi j'en ai marre de travailler pour des familles fortunées. Je veux aider 1 million de personnes à mieux comprendre la bourse et les investissements. Et c'est la raison pour laquelle il y a 5 ans maintenant, je me suis lancé dans l'éducation financière. Et c'est ce que je fais à 100% de mon temps. Excellent, tu as une vraie vie avant. Oui, j'ai eu une vraie vie avant. Maintenant on dit, t'es youtubeur, créateur de contenu, fin influenceur, peu importe. Mais j'ai quand même une thèse de doctorat avant. J'ai travaillé 6 ans pour des familles qui avaient minimum 30 millions d'euros d'actifs financiers. Au Luxembourg pour des familles belges, luxembourgeoises et françaises qui ne

vivaient pas en France puisque les impôts en France sont quand même pas mal élevés. En tout cas, l'impôt sur la fortune. Et puis après, fin 2020, je me suis dit, j'ai envie d'aider beaucoup plus de monde que uniquement si cette famille est toujours les mêmes familles. Donc c'est pour ça que je me suis lancé dans ce trajet d'éducation financière et que je m'amuse bien depuis 5 ans. Excellent. Alors pour rentrer dans le vif du sujet, il y a beaucoup de personnes qui parlent des ETF, du S&P 500, MSI World. Qu'est-ce que tu en penses ? Alors déjà, il faut comprendre deux choses. Déjà, un indice boursier comme le S&P 500 ou le MSI World, c'est un indice qui va représenter la performance boursière d'une zone géographique par exemple ou des 500 plus

grosses sociétés américaines. Un ETF, c'est différent. Un ETF, c'est un instrument financier qui cherche à répliquer la performance de l'indice boursier. Donc souvent, en fait, il y a deux styles de gestion qui s'opposent en bourse, ce qu'on appelle la gestion active ou par exemple, imaginons que tu es gestionnaire actif, tu vas analyser les 500 plus grosses sociétés américaines, tu vas peut-être en sélectionner 50 ou 60 parce que tu as tes propres critères. Ça, c'est un gestionnaire actif. Un gestionnaire passif, il part du principe qu'il ne sait pas savoir quelle est la meilleure société finalement, la plus mauvaise. Donc il va prendre tout le panier. Il va prendre les 500 actions du S&P 500 et la réalité est

plutôt cruelle puisque sur des périodes de 20 ans, on se rend compte que 95% du temps, les gestionnaires actifs qui essayent de battre le marché n'y arrivent pas. Donc les gens qui investissent dans un ETF qui suit le S&P 500, MSCI World et tout ça, c'est très bien. Juste attention, attention redondance puisque dans le MSCI World, il y a 72% d'États-Unis, dans le S&P 500, c'est 100% d'États-Unis. Donc il faut faire attention à ça et pas prendre n'importe quel ETF parce qu'il existe plus de 14 000 ETF dans le monde. Excellent, merci. C'est vrai que moi j'ai noté donc que plus de 90% des investisseurs n'arrivent pas à battre le marché sur le long terme. Oui en fait ça c'est très très cruel et moi même, je n'ai pas parlé longuement de ma découverte de la bourse il y a pas mal d'années,

mais en 2013 et 2015, j'ai perdu 60% de mes économies en faisant plein de bêtises et sur une seule et même action, j'ai mis toutes mes économies dedans et juste sur cette action là, j'ai perdu 80% en quelques mois. J'ai essayé de faire du stock picking, d'acheter une action bas en espérant qu'elle remonte, ça n'a pas fonctionné. Je l'ai acheté à 16% en pensant qu'elle allait à 45 euros. Je l'ai revendu à 3%, aujourd'hui elle vaut 2 cents. Donc voilà donc moi en fait le stock picking, le fait de sélectionner des actions individuelles, c'est un métier à part qui est extrêmement difficile et même les professionnels financiers, tu mentionnes tout à l'heure 90% des gestionnaires professionnels n'arrivent pas à battre la bourse, même les gestionnaires professionnels dont c'est le but de

sélectionner des actions individuelles, n'y arrivent pas. Sur une période d'un an, on est à environ 70% des gestionnaires qui n'y arrivent pas, sur 10 ans 90% et sur 20 ans, c'est 95% des gestionnaires professionnels qui n'y arrivent pas, principalement à cause des frais puisque en Europe, les frais représentent en moyenne 2% par an, c'est une étude qui a été faite par le régulateur européen. C'est énorme. Oui, 2%. Alors sur un an, tu dis 2%, ça va, sauf que si t'investis sur 10, 15, 20, 30 ans, ça fait des milliers voire des dizaines de milliers d'euros que t'as pas dans ta poche à cause des frais. Donc par rapport à ce que tu me dis, tu penses qu'un particulier ne pourrait pas battre le marché en sélectionnant lui-même les actions ?

Alors ma conviction c'est que pour 99,99% des gens, sélectionner des actions individuelles, ce n'est pas la bonne méthode. Pour essayer de très bien faire là-dedans, il faut du temps, il faut quelques milliers d'euros de côté pour s'exercer et il faut faire ça à temps plein. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a environ 50 000 sociétés cotées dans le monde, comment avec nos activités professionnelles respectives, on pourrait sélectionner la bonne pépite et ne pas sélectionner les mauvaises pépites. Donc c'est extrêmement compliqué, c'est pour ça que pour en fait la majeure partie des gens, il ne faut pas choisir des actions individuelles. Sauf que parfois, on lit dans le journal, telle action a très bien fait ou moins

bien fait, je vais acheter parce que ce sont les soldes. Sans avoir étudié le dossier, c'est la même chose en immobilier, si le marché chute de 20% et qu'on achète sans aller visiter un bien, on achète à l'aveugle et il y a une chance sur deux voire plus qu'on fasse des bêtises. C'est la même chose en bourse, il faut prendre le temps d'analyser des sociétés, mais c'est des centaines, des milliers d'heures pour analyser une société dans tel secteur. Il faut comprendre, maîtriser les tenants et les aboutissants du secteur. Et en fait, les gens ont d'autres passions que d'être derrière des écrans et d'investir en bourse. Mais il y en a certains qui y arrivent, mais encore une fois, c'est des gens qui sont à

la base passionnés et qui ont pris des centaines d'heures voire plus pour se former au départ, ont essuyé aussi quelques casseroles. J'ai pu lire qu'en 2025, il y a plus de 425 000 personnes en France qui ont acheté et vendu des ETF. Est-ce que tu penses que justement, on a de plus en plus accès à l'information et que les gens vont naturellement sur les ETF beaucoup plus que sur la bourse en se risquant sur les actions en direct ? En fait, il y avait une étude qui avait été faite, si ma mémoire est bonne, par Blackrock et qui montrait que les investisseurs français, c'est la même chose aussi en Belgique, investissaient d'abord dans des actions individuelles avant d'investir dans des ETF. Par contre, c'est toujours les actions individuelles qui prime. Par contre, on voit

une croissance ces trois, cinq dernières années plus importante au niveau des ETF. Donc les ETF sont en train de rattraper les actions individuelles. Après, attention aussi, c'est pas parce qu'un instrument financier a dans son nom le terme ETF que c'est un bon instrument financier. Il y a des ETF sur la Russie, par exemple, à cause du conflit entre la Russie et l'Ukraine, mais qui aujourd'hui valent 0 euros. Donc tous les ETF ne se valent pas et même, selon moi, mes propres critères que j'ai mis en place il y a quelques années, en fait, 90 % des ETF peuvent être, selon moi, mis à la poubelle. Mais encore une fois, selon ma propre stratégie, parce que trop souvent, on se dit, ah l'intelligence artificielle,

c'est génial, je vais choisir un ETF là-dessus sur la blockchain, un sur l'immobilier, l'immobilier acheté, acheté, pardon. Et en fait, on n'a plus de cadre et de stratégie parce qu'on a tellement d'ETF à disposition qu'en fait, on ne sait pas quoi choisir, on choisit un peu tout et n'importe quoi. D'accord. Et alors, si tu pouvais nous donner les meilleurs ETF à sélectionner en 2026 ? En 2026, en fait, que ce soit pour 2026 ou pour les années futures. Moi, par exemple, j'ai choisi des ETF il y a quelques années, j'ai investi tous les mois une partie de mon salaire là-dedans et je m'y tiens. Le plus important en bourse, c'est vraiment de déterminer ce qu'on appelle son allocation d'actifs, puis choisir quelques ETF en allant par exemple sur le site justetf.com qui est

un site internet qui est gratuit pour la plupart des fonctionnalités. D'ailleurs, moi, j'utilise uniquement la version gratuite et on peut mettre quelques critères. Par exemple, il faut que l'ETF ait plus de 3 ans, minimum 500 millions d'encours. Donc, vous verrez sur l'onglet à gauche, vous verrez différents filtres. Et en fait, par exemple, moi, si je prends les ETF sur lequel, à mon sens, au minimum, il faut être investi, un ETF sur le S&P 500, par exemple, l'iShare Core S&P 500. Bon, les gens qui connaissent un peu moins la bourse vont dire que c'est un grégory, parle un petit peu, on ne comprend pas ce qu'il dit. Mais si on tape sur iShare Core S&P 500 sur internet, on verra le code easy de cet instrument financier. Un ETF sur les

pays émergents aussi et sur l'Europe. Pour moi, c'est le minimum à avoir. Pourquoi pas en 2026, est-ce que moi j'ai des paris ? Non, pas du tout. En fait, désolé, mon propos, il n'est pas super sexy. Mais en fait, les gens qui disent en 2026, il faut faire de l'or, il faut faire de l'argent ou il faut faire du pétrole ou ce genre de chose, utilisent peut-être des ETF passifs pour investir, mais sont un petit peu investisseurs actifs en achetant en vendant ce genre de choses. Ça, je n'y crois pas du tout. Par exemple, il y a des gens maintenant qui pensent que le pétrole va passer à 200 ou 250 dollars le baril. C'est quasiment statistiquement impossible qu'il aille aussi haut. Sauf que beaucoup de particuliers

ces dernières semaines ont acheté des ETF sur le pétrole. Mais ils ont acheté l'ETF sur le pétrole. Quand le pétrole était à 100 dollars et que si le pétrole chute à 80, mais ils vont voir en quelques semaines une chute de 20%. C'est la même chose sur l'or aussi où l'or a cartonné ces dernières années. Tout le monde investit là-dedans massivement, sauf qu'à un moment donné, les armes ne montent pas jusqu'au ciel. Donc moi, je dirais, on définit sa tolérance à la volatilité. Imagine, tu as 100 000 euros, la bourse chute de 40%. Est-ce que tu es capable de voir ton portefeuille passer de 100 000 à 60 000? Si la réponse est oui et que tu es capable et que tu as compris que la volatilité fait partie de l'équation en bourse que 7 années sur 10 c'est vert, mais 3 années

sur 10 c'est rouge et sur des périodes de 20 ans, 100% des périodes de 20 ans sont dans le vert, alors à ce moment-là, tu peux investir 100% dans des ETF actions. Si par contre tu dis non, mais en fait moi je suis capable avec mes 100 000 euros de vivre avec, de voir mon portefeuille chuter à 75 000 euros ou 80 000 euros, mais pas plus, à ce moment-là, on met des ETF actions, 2-3 ETF obligataires et un ETF sur l'or pour 5 ou 10% du portefeuille et les obligations et l'or vont servir de coussin de sécurité. Donc d'abord, on se pose cette question-là et si on veut faire des paris, moi je ne fais pas de paris, donc mon portefeuille il n'est pas super sexy, mais il est super rentable, c'est ça le plus important, mais

si on veut faire des paris, on limite à 10 ou 15% de son portefeuille et les autres, 85-90% du portefeuille, on met quelques ETF diversifiés sur le S&P 500, MSCI Europe, MSCI Emerging Market par exemple et avec ça en fait on va faire à long terme entre 7 et 9% par an. On ne va pas devenir riche avec la bourse à court terme, ça ne fonctionne pas et les gens qui vous vendent ça malheureusement sont soit des menteurs soit des escrocs. Pire, pour la petite histoire dans le train, on m'a appelé quelqu'un qui vient de perdre 50 000 euros parce qu'il a fait confiance à quelqu'un qu'il a contacté sur Telegram, une escroquerie financière comme j'en entends très souvent et parce qu'on pense que la bourse entre guillemets c'est le casino et on peut devenir riche rapidement. Non, pas du tout,

ça fait 10 ans que j'investis en bourse, j'ai mis au total 240 000 euros, j'ai aujourd'hui plus de 360 000 euros sur mon patrimoine financier. La bourse m'a fait gagner 120 000 euros, oui, mais c'est pas pour ça que je suis aujourd'hui riche. Peut-être si ça continue à augmenter dans quelques années, peut-être je serai millionnaire, mais ça fait déjà 10 ans que j'investis donc on ne devient pas entre guillemets riche rapidement avec la bourse et les gens qui vous disent ça, ce sont des escrocs. Merci, excellent. Et alors attends, tu m'as parlé au tout début d'une action ou un ETF sur laquelle tu as mis et tu as perdu énormément d'argent, tu peux nous en dire un peu plus. Oui, avec grand plaisir. En fait, en 2013, je suis en plein milieu de ma

thèse de doctorat et je me dis, Greg, tu as fait un master en finance, tu fais ta thèse de doctorat en finance, il faut que tu investisses en bourse maintenant, il faut que tu passes à l'action. Et donc là, mon idée à ce moment là, c'est de me dire, oh, je vais acheter une action de société dont le coût a chuté de 50%, parce que si ça a chuté, ça va d'office remonté. Et je fais ça sur deux, trois sociétés et ça fonctionne, je gagne quelques dizaines, quelques centaines d'euros. Et là, je me dis, wow, c'est génial, Greg, t'es fort en bourse, tu vas gagner beaucoup d'argent, tu vas devenir riche rapidement. Et je suis tellement motivé qu'à un moment donné, je vois une action qui s'appelle à l'époque Trombogenics,

aujourd'hui qui s'appelle Oxurion, et elle vient de 45 euros, elle a 18 euros. J'en parle à mon épouse parce qu'elle travaille dans ce secteur là, elle me dit, oui, super technologie et tout ça. Je mets le tout sur le tout, je mets 2000 euros, donc toutes mes économies à ce moment là, sur cette action là. Première fois, je gagne de l'argent. Deuxième fois, je gagne de l'argent. Troisième fois, on est en juin 2014. Trois jours après, avertissement sur résultat, en une seule journée, la société perd 30 %. Quatre semaines après, 45 %. Et 12 mois après, 80 %. Donc, mes émotions m'ont fait perdre, c'est pas la bourse qui m'a fait perdre 80 % sur cette action là. C'est uniquement mes émotions parce que j'étais devenu greedy, je pensais vraiment que je pouvais

battre la bourse. Alors, j'ai une énorme claque en disant non, Greg, joue pas à ça en fait entre guillemets et continue, il faut que tu changes ta stratégie d'investissement. Et après ça, pendant pour la petite histoire, entre été 2014 et le 1er septembre 2015, date à laquelle j'ai reçu ma thèse de doctorat, c'est à ce moment là que j'ai vendu à perte à moins 80 %, mais pendant 14 mois, je n'ai pas ouvert mon compte titre une seule fois. Tellement, j'étais dégoûté parce qu'en fait, à un moment donné, j'étais à moins 45 %, je me dis Greg, tu as un master en finance, tu es en plein milieu de ta thèse de doctorat en finance. En théorie, tu es censé en savoir plus que la majeure partie des gens et tu arrives à

perdre sur une action 80 %. Donc là, je me suis dit, ça m'a complètement dégoûté et ça m'a même donné l'envie de ne plus jamais investir. Pendant 14 mois, je n'ai plus jamais investi, sauf qu'à ce moment là, dans ma thèse de doctorat, j'ai développé un algorithme pour essayer de battre la bourse. Je me suis encore planté après parce que ça, je le dis pas. Là, je peux le dire maintenant, mais je me suis planté entre fin 2015 et début 2020 où j'ai lancé un fonds d'investissement. On a levé quand même 4,5 millions d'euros et mon fonds d'investissement faisait avec des performances correctes, mais il était chaque année 2 ou 3 % derrière le marché. Alors, je n'ai pas fait perdre 50 % des investisseurs, non pas du tout,

mais c'est juste que ma stratégie, malheureusement, 4 années sur 5, a été sous-performante. Mais cette expérience m'a fait prendre conscience, fin 2019, que Greg, malgré ta thèse de doctorat en finance, ton fonds d'investissement, la bourse, tu n'arriveras jamais à la battre. Il faut que tu arrêtes de cesser cette quête. Ça fait très mal à mon égo de me dire ça, mais d'un autre côté, ça a fait du bien à mon portefeuille. Et donc là, depuis quand tu as arrêté tout ça et que tu as basculé sur une autre stratégie ? C'est vraiment en fait, en 2020, j'ai commencé à investir dans des ETF passives. Donc, ça fait plus de 6 ans maintenant. Alors que j'ai commencé mes investissements en 2013, la première fois, et puis j'ai perdu beaucoup d'argent. Donc,

entre 2013 et fin 2019, j'étais vraiment un gestionnaire actif. Et puis 2020, j'ai commencé à diversifier vers la gestion passive. Et maintenant, ça fait 3 ans que je suis 100 % gestion passive. Et aujourd'hui, mon portefeuille, c'est simple, sur mon portefeuille financier. 90 % de mon portefeuille financier et dans quelques ETF passifs, 10 % crypto. Et ça s'arrête là. Voilà. Plus de gestion active, de fonds vendus par des banquiers, de crowd lending, de crowd equity, de crowd funding, du private equity disponible à partir de 100 €. Et c'est des fonds d'investissement avec des frais énormes. Bref, on limite les frais. Et moi, mon intention avec la bourse, c'est quoi ? C'est de maximiser mon rendement par rapport au temps que j'y passe. Parce qu'en 2024, ça m'a demandé

quelques minutes par mois d'automatiser mes investissements. Quand c'est automatisé, ben j'ai plus rien à faire. Et mon portefeuille a fait plus 45 000 € sans rien faire. Il faut juste prendre un petit peu le temps en départ de se former. Mais c'est ça la beauté de la bourse par rapport à d'autres classes d'actifs qui nécessitent, qui sont peut-être même certainement plus rentables grâce à l'effet de levier, notamment sur l'immobilier, tu connais ça très bien. Mais d'un autre côté, qui nécessite aussi beaucoup plus de temps, parce que moi, au moins je m'occupe de mon portefeuille, au mieux je me porte. Je comprends, tout à fait. C'est bien, t'as retenu des leçons de tes erreurs en tout cas. Effectivement, oui. Ça a fait très mal à mon égo, surtout avec un master en finance puis

une thèse de doctorat en finance. Je pensais vraiment battre la bourse avec mon algorithme. Et ça marchait bien en théorie sur les backtesting que j'ai fait, mais en pratique entre fin 2015 et fin 2019, quatre années sur cinq, j'ai sous-performé le marché. Puis je me suis dit, il faut que j'arrête ces conneries et il faut que j'investisse dans quelques ETF passifs et que je m'y tienne. Et le plus dur en bourse, c'est de se tenir à ça, c'est de mettre en place ces investissements mensuels, d'automatiser le tout et surtout après de ne plus commencer à y toucher en disant, ah, il y a Trump qui fait ci ou il y a des tensions entre Taiwan et la Chine. Non, il faut garder sa stratégie, faire le gros dos parce que

c'est justement le temps et notre meilleur allié en bourse. Merci. J'ai noté une petite histoire qui est l'histoire de Ronald Reed, un concierge américain, salaire modeste, vie très simple. Il a investi petites sommes régulièrement en action pendant des décennies et à sa mort, il avait accumulé plus de 8 millions de dollars. Est-ce que tu penses qu'il a mis sur des ETF ? Est-ce qu'il y en avait à l'époque ? Non, en fait les ETF, pour l'aspect un peu technique, les fonds d'investissement passifs ont vu le jour début des années 70, mais surtout aux États-Unis. Les ETF début des années 90 parce que dans les fonds d'investissement passifs, il y a des fonds d'investissement passifs et des ETF. C'est le même fonctionnement sauf qu'un ETF, on peut l'acheter et le vendre en bourse et un

fonds indiciel, il n'est pas coté en bourse, mais je ferme la parenthèse plus technique. En fait, cette personne-là a probablement acheté des actions d'une ou de plusieurs sociétés tous les mois, une partie de son salaire parce qu'à l'époque, il n'y avait pas effectivement de fonds d'investissement qui suivaient le S&P 500. Et puis après, à long terme, ça a fait effectivement, les petits ont fait des petits, les intérêts ont fait des intérêts et il y a eu une appréciation de valeur assez importante. Juste pour la petite histoire là, qui n'est pas du tout similaire, mais par exemple pour nos enfants, on met chaque mois 200 euros pour chacun des enfants. Nos enfants pourraient, dépendant des marchés, mais peut-être en 30 et 40 ans,

si on continue à faire ça, avoir quelques centaines de milliers d'euros, simplement parce que les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts, au départ, qu'on met 10 000 euros, 5 % de 10 000 euros, c'est 500 euros. Sauf qu'après 12 ans, le patrimoine, il a peut-être doublé ses 20 000 et 5 % de 20 000 euros, c'est plus 500 euros, c'est 1000 euros. Et en fait, on a une croissance qui fait que grandir, mais à long terme. C'est-à-dire qu'on ne va jamais voir une explosion du patrimoine sur un an, deux ans, cinq ans, sauf si on a de la chance ou qu'on a le nez creux, mais c'est extrêmement compliqué. Mais par contre, à long terme, effectivement, les intérêts composés vont jouer en notre faveur puisque chaque année, en théorie,

notre portefeuille est un peu plus élevé, donc grandit un petit peu plus, même s'il y a certaines années on fait plus 20, d'autres années on fait moins 20. Mais à long terme, la bourse américaine, c'est quoi ? C'est entre 8 et 9 % par an. Bon, il y a des gens qui disent 10, 15 % par an, ça c'est les 12 ou 13 % par an, c'est depuis 15 ans. Mais si on prend des gros craches comme 2000-2002 ou 2007-2009, on est plutôt sur 7, 8, 9 % par an. Mais 7 % par an, ça veut dire que ton patrimoine double tous les 10 ans. Alors, 10 ans, c'est long, c'est clair, mais d'un autre côté, juste pour investir, moi pour la petite histoire aussi, c'est que j'ai pas mal de clients aujourd'hui qui ont bien gagné de l'argent en immobilier, qui en ont marre de tout l'immobilier, peut-être toi

dans quelques années, et qui disent maintenant en fait, je veux vivre de mes rentes financières grâce à la bourse. Et je veux pas faire d'immobilier pendant 30 ou 40 ans. Parce que l'immobilier peut permettre de s'enrichir peut-être plus rapidement si on fait ça bien. Mais c'est vrai qu'investir en bourse, si la bourse chute de 20 %, je peux rien y faire. Si t'as une fuite dans un de tes trucs, là tu dois gérer la fuite. Tu peux agir. Si la bourse chute de 20 %, si tu vends, c'est bête parce que tu as une moins-value et surtout tu mets dans ta tête en fait une connotation négative à la bourse en disant la bourse m'a fait perdre de l'argent. Je connais des gens de ma famille qui ont perdu 50, 60, 70 % de leur portefeuille

en 2008 à cause de la grande crise, parce qu'ils n'étaient pas diversifiés. Ils ont vendu début 2009 avec des pertes importantes. Ils ont mis 10 ou 15 ans avant de revenir parce que psychologiquement, on se dit non, la bourse n'est pas faite pour moi. C'est comme la personne qui m'appelle en disant je pense avoir été arnaqué 50 000 euros. Je suis certain qu'elle n'investira pas en bourse avant plusieurs mois ou plusieurs années parce qu'elle l'associe. La bourse a une émotion négative à un événement qui a été extrêmement compliqué pour ces personnes-là. Ça laisse des traces psychologiquement. Ok, si on devait récapituler et que tu devais donc me donner les fameux 5 ETFs que tu pourrais recommander en tout cas, mais ceci n'est pas un conseil en investissement bien entendu,

sur lesquels tu partirais donc ? Oui, je dirais un ETF qui suit le S&P 500. C'est assez simple. Si vous allez sur justetf.com, du côté gauche de l'écran, vous verrez un indice, vous mettez S&P 500. Donc au lieu d'avoir 3500 ETF, vous en verrez 30 ou 40. Il y a 30 ou 40 ETF européens qui suivent le S&P 500. Vous mettez 2-3 critères. Et alors justement, là tu te dis il y en a 30-40, lesquels les gens sélectionnent ? En fait, on met toujours les mêmes critères je dirais. Pour la petite histoire, il y a aussi une vidéo sur ma chaîne YouTube à ce niveau-là. Mais les critères c'est quoi ? Minimum 3 ans d'historique. Donc il y a un filtre avec ça. 500 millions dans cours sous gestion. On va prendre des ETF qui capitalisent et qui ne distribuent pas des dividendes pour

éviter le frottement fiscal. Aux Etats-Unis, on va prendre des ETF de droit irlandais pour éviter la double imposition sur des dividendes à l'intérieur de l'ETF. Et on va prendre un ETF qui n'est pas couvert. Là j'ai donné 5 critères. Avec ces 5 critères-là, tu n'as plus que 3 ou 4 ETF. Prenons un exemple très concret. Un ETF qui est géré par BlackRock qui s'appelle e-shares et un ETF géré par Vanguard. C'est comme si t'allais en fait dans deux concessions auto. Tu veux une Skoda Kodiaq avec les mêmes options des deux côtés. C'est juste qu'il y a une concession qui se trouve en Corse, une concession qui se trouve à Paris. Mais c'est exactement la même voiture derrière. Pour deux ETF qui suivent le S&P 500, il y en a un qui est mis en avant vendu par Vanguard qui est le deuxième plus

gros gestionnaire du monde qui gère plus de 10 000 milliards de dollars. Et BlackRock qui est le premier qui a la filiale iShares gère plus de 11 000 milliards de dollars. Ce sont les deux plus gros. Donc finalement que tu prennes l'un ou l'autre, ce n'est pas le plus important. Le plus important c'est d'avoir dit je vais mettre peut-être 40% de mon portefeuille financier dans un ETF qui suit le S&P 500. Et après tu vas ouvrir un compte via un courtier, tu vas mettre le code EASYN et si l'ETF BlackRock n'est pas disponible, tu prends l'ETF Vanguard et vice versa. Mais ces deux ETF sont disponibles partout. D'accord. Donc j'en prends un comme ça. Voilà un comme ça sur le S&P 500, un autre par exemple sur l'Europe aussi. Trop souvent en

Europe on a tendance à dire surtout en France, je vais prendre un ETF sur le CAC 40. Oui mais le CAC 40, les sociétés à l'intérieur du CAC 40, ça ne représente pas grand-chose au niveau de la capitalisation boursière mondiale. Donc moi ce que je recommande plus, c'est prendre un ETF qui suit par exemple l'indice de stocks Europe 600 ou le MSCI Europe. Ce sont des indices qui sont très similaires, mais qui prennent aussi des sociétés du nord de l'Europe, des sociétés de Grande-Bretagne, de Suisse également, où les sociétés ont généralement une valeur boursière plus importante qu'en France. Et puis on va faire la même chose sur les pays émergents aussi. Parce que les pays émergents, on oublie ça, mais aujourd'hui si

tu prends toutes les sociétés cotées en boursure des pays émergents, Chine, l'Inde, l'Indonésie, Taïwan et tout ça, on va avoir 21 à 22% de la capitalisation boursière mondiale qui est sur les pays émergents. Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui moi, quand on me demande mon portefeuille, oui Grégory il a 51% aux États-Unis, 20% en Europe et 21, 22% sur les pays émergents. N'oublions pas aussi un 4ème ETF peut-être sur l'Asie développée, le Japon effectivement avec par exemple le MSCI Japan, et puis également l'Asie développée en tenant compte de l'Australie, Singapour, Nouvelle-Zélande et tout ça, ça représente 2-3% de la capitalisation boursière mondiale. Si on l'oublie, c'est pas grave non plus, mais le Japon on n'y pense pas en investissant, mais le Japon c'est la troisième place

boursière la plus importante dans le monde. Le Japon, le pays, toutes les sociétés cotées en bourse au Japon représentent 5-6% de la capitalisation boursière mondiale, donc c'est vraiment un poids. Il y a d'abord les États-Unis, puis il y a la Chine, et puis après c'est le Japon en termes de pays, pas de zone géographique mais de pays. Et puis un 5ème ETF, est-ce que j'aurais un 5ème ETF ? Oui, il y a un ETF moi dans lequel je suis investi, c'est peut-être sur les petites sociétés, donc ce qu'on appelle les small cap. Dans le monde il y a environ 50 000 sociétés cotées en bourse, 40 000 de ces 50 000 sociétés là sont des petites et des moyennes capitalisations boursières. Et ça représente quand même 12 à 14% du poids

dans la capitalisation boursière mondiale. C'est pour ça que moi j'ai un ETF par exemple qui suit l'indice le Russell 2000, qui est un indice boursier américain qui est le plus connu sur des small cap. Attention quand le marché monte de plus 20, plus 30%, le Russell peut parfois faire plus 40, plus 50%, quand le marché chute de moins 30, le Russell peut faire moins 50%. Très volatile. Déjà le S&P 500 est volatile, l'indice, mais le Russell 2000 est plus volatile avec un potentiel de rendement plus important, oui mais il faut être capable de vivre avec la volatilité. Oui, risque-rendement toujours. Et pour les personnes qui ont du mal à vivre avec la volatilité, un ETF sur des obligations d'État allemand, européenne ou alors américaine, et un ETF sur l'or peut avoir du sens. Mais pas

mettre 20, 30, 40% sur l'or, pour moi ça me paraît beaucoup trop élevé. Entre 5 et 10, voire 15%, mais c'est la limite max, mais entre 5 et 10% sur l'or c'est très bien ce à mon sens. Mais uniquement si on n'est pas capable de vivre avec un moins 30 ou moins 40. Moi par exemple j'ai pas d'or parce que je pense être capable de vivre avec un plus 30 ou moins 40. C'est très désagréable, j'ai déjà vécu un moins 35% sur mon portefeuille, sur mon portefeuille depuis que j'ai investi de manière plus intelligente. C'est pas le plus agréable, mais il faut se poser cette question là avant de choisir les ETFs que je mentionne. Excellent, merci beaucoup. Avec grand plaisir. Où est-ce qu'on peut te retrouver si on a des

questions ? Si vous tapez Grégory Guillemin, vous allez me trouver sur YouTube, Instagram, un petit peu partout. Et j'ai aussi une newsletter que j'en vois chaque semaine à près de 13 000 personnes. Et là je m'amuse beaucoup à partager des conseils pratiques aux pratiques. Et puis sinon c'est grégoryguillemin.com. Excellent, merci beaucoup. Effectivement ta chaîne YouTube j'ai regardé et elle est très dense, tu fais beaucoup de vidéos. C'est très agréable à écouter. Et j'ai vu aussi que tu faisais un livre pour les enfants, puisque tu m'en as ramené un la dernière fois. Oui effectivement, donc le livre pour les enfants qui pour la petite histoire en 10 mois a été, là on a une commande en Espagne pour 5 000 exemplaires. Donc c'est

assez incroyable. Donc il est en français, traduit en anglais, en irlandais et en espagnol maintenant. Et on arrive en 9-10 mois après 9 000 exemplaires vendus. Donc c'est juste fou que des gens veulent justement partager des concepts d'éducation financière à des enfants à partir de 5 ans. Ça a été pensé pour et peut-être que bientôt il se retrouvera au niveau de l'éducation nationale, qui sait. Bien écoute, je te le souhaite de tout cas. Merci beaucoup Emeline. Merci pour cet épisode et on se retrouve pour un prochain épisode d'Out of the Box. La bourse, ce n'est pas seulement une question de rendement, mais c'est aussi une question de stratégie, de gestion du risque et de régularité dans le temps. ETF ou actions individuelles, il n'y a pas une seule bonne réponse mais des approches

différentes selon son profil, son temps et ses objectifs. Tu peux retrouver cet épisode en vidéo sur YouTube et en audio sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et Amazon Music. Si cet épisode t'a été utile, pense à t'abonner, laisse une note et partage autour de toi. A très vite dans un nouvel épisode d'Out of the Box.

L'invité de cet épisode

Gregory Guilmin

Docteur en finance, investisseur

Gregory Guilmin est docteur en finance, investisseur et spécialiste du marché financier depuis plus de 10 ans. Il enseigne une approche patrimoniale long terme via ETF et PEA.

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