Les 5 erreurs qui font perdre de l'argent en bourse
Investir en bourse n'a jamais été aussi accessible, et pourtant les mêmes erreurs reviennent : vouloir anticiper le marché, vendre dans la panique, décider sous le coup de l'émotion. Grégory Guilmin, docteur en finance, a lui-même perdu une partie de son épargne à ses débuts. Il raconte ce qu'il en a tiré.
Investir en bourse n'a jamais été aussi accessible, et pourtant les mêmes erreurs reviennent : vouloir anticiper le marché, vendre dans la panique, décider sous le coup de l'émotion. Grégory Guilmin, docteur en finance, a lui-même perdu une partie de son épargne à ses débuts. Il raconte ce qu'il en a tiré.
Au programme de cet épisode
- Vouloir anticiper le marché, l'erreur la plus coûteuse
- Vendre dans la panique quand les cours chutent
- Laisser l'émotion décider à votre place
- Sous-estimer l'effet des frais sur la durée
- Confondre diversification et dispersion
- Ce qu'il a appris en perdant son épargne
Les moments clés de l'épisode
- 2:03Grégory Guilmin se présente : de moins 80 % en bourse à l'éducation financière
- 4:44Les arnaques : plus de 500 millions d'euros déclarés en France en 2025
- 5:47Le vrai problème, c'est notre cerveau
- 10:39Arrêter d'investir dès que ça baisse, et ce que disent les périodes de 10 et 20 ans
- 11:32L'épargne de précaution avant tout
- 12:58À dépense certaine, cash certain
- 14:16Erreurs 1 et 2 : vendre sous le coup de l'émotion, prédire le marché
- 15:08Erreur 3 : se faire contacter sur les réseaux sociaux
- 16:47Erreur 4 : ne pas surveiller ses frais
- 21:07Repérer un fonds actif avec son code ISIN
- 23:52Erreur 5 : laisser faire son banquier sans s'y intéresser
- 26:31Le krach de 2020 et la décision de Jean-Claude
- 28:42La plus grosse perte de Grégory en bourse
- 32:37Où retrouver Grégory Guilmin
« La plus grande erreur, ça ne va pas être les marchés, ça va être vos émotions. »Grégory Guilmin, Docteur en finance, coach boursier
« La seule certitude en bourse, ce n'est pas les performances, ce sont les frais qu'on va payer. »Grégory Guilmin, Docteur en finance, coach boursier
« Moi, je dis toujours à dépense certaine, du cash certain. »Grégory Guilmin, Docteur en finance, coach boursier
« Les études ne t'aident pas à gérer ton argent et à investir, que ce soit en bourse, en immobilier ou ce genre de choses. »Grégory Guilmin, Docteur en finance, coach boursier
Les questions qu'on pose le plus souvent
Les questions que Grégory Guilmin entend le plus, et les réponses données dans l'épisode.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes des débutants en bourse ?
Grégory Guilmin en cite cinq : vendre sous le coup de l'émotion dès qu'un événement fait baisser le marché, essayer de prédire le marché (le market timing), se laisser contacter sur les réseaux sociaux par de faux conseillers, ne pas surveiller ses frais, et laisser faire son banquier sans s'y intéresser.
Comment reconnaître une arnaque à l'investissement ?
Pour lui, une personne qui te contacte en direct sur les réseaux sociaux est potentiellement suspecte, et une promesse de plus de 10 % par an est la plupart du temps une arnaque, a fortiori avec un « rendement garanti ». Il rappelle qu'un conseiller bancaire, y compris chez Trade Republic, ne te contactera jamais de lui-même.
Combien de temps faut-il laisser son argent en bourse ?
Au minimum 10 ans selon lui. Il rappelle qu'après 2007, il a fallu 4 à 5 ans pour retrouver le niveau d'avant la chute. Pour une dépense prévue, comme un projet immobilier dans 2 ou 3 ans, sa règle est : à dépense certaine, cash certain.
Comment savoir si mon fonds coûte cher ?
Noter son code ISIN (qui commence par FR, LU ou IE) et le taper dans un moteur de recherche. S'il apparaît sur Morningstar, c'est presque toujours un fonds actif, autour de 2 % de frais par an. Un ETF passif coûte plutôt entre 0,1 % et 0,5 %. Chaque année, ton établissement doit aussi t'envoyer un relevé des frais et des taxes.
Combien de temps faut-il se former avant d'investir en bourse ?
Entre 10 et 14 heures selon lui, par exemple deux heures par semaine pendant six ou sept semaines. Dans un sondage auprès de sa communauté, la plupart avaient investi après une ou deux heures seulement.
Transcription de l'épisode
Transcription intégrale (environ 6341 mots), générée automatiquement puis relue. Elle peut contenir de légères imperfections.
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500 millions d'euros arnaqués, rien qu'en France. Plus dans un contexte économique qui est plutôt difficile. Comment est-ce que tu te positionnes ? Trop souvent, j'observe des investisseurs qui essayent de prédire le marché. Vraiment à une ligne près, tu peux te retrouver avec des frais vraiment importants qui ont un énorme impact sur ton portefeuille. La plus grande erreur, ça ne va pas être les marchés, ça va être vos émotions. Pourquoi la majorité des investisseurs particuliers finissent-ils par superformer sur le marché de la bourse ? Pourquoi certaines personnes perdent de l'argent alors qu'elles passent des heures à analyser les entreprises, à suivre l'actualité économique et à tenter de trouver la prochaine action gagnante ?
Dans cet épisode d'Out of the Box, on va parler des erreurs qui coûtent le plus cher aux investisseurs. Manque de diversification, émotion, recherche du gain rapide, excès de confiance ou encore mauvaise décision de timing parce qu'en bourse, le plus grand risque, ce n'est pas toujours le marché lui-même. C'est souvent notre propre comportement. Alors, comment la majorité des gens perdent-ils de l'argent en bourse ? Et surtout, comment éviter de faire partie de cette statistique ? C'est ce qu'on va voir ensemble. On a appris aux femmes à économiser, jamais à investir. Et cet été, je change ça et c'est gratuit. Je viens d'ouvrir le cahier de vacances 6 mots des investisseuses. Le principe ? 5 escales. 20 minutes chacune à faire à ton rythme entre deux siestes en vacances.
Tu commences par poser ton objectif chiffré, tu apprends à monter ton dossier bancaire, à repérer une pépite dans une annonce en 30 secondes, à décrypter un devis travaux ligne par ligne et à sélectionner tes locataires sans te tromper. Résultat, à la rentrée, tu n'as plus une vague envie, mais tu as vraiment un plan d'achat chiffré prêt à dégainer. L'été dernier, on était 7 500 à le suivre et 92% ont terminé jusqu'à la dernière escale. En plus, tu ne fais pas ça solo. Tu vas rejoindre le groupe WhatsApp privé, investir entre meufs. On a déjà pas mal de personnes dedans et c'est vraiment des femmes qui s'entraident en direct, qui comparent leurs devis, qui s'échangent des conseils. Il n'y a absolument pas de jugement.
C'est 100% gratuit. C'est ouvert jusqu'au 30 août. Tu vas y être en 30 secondes. Tous les liens sont dans la description. Bonjour à tous et on se retrouve pour un nouvel épisode sur la bourse. On va parler d'un sujet phare. Pourquoi les gens perdent majoritairement de l'argent avec la bourse ? Et on se retrouve avec Grégory Guillemin. Bonjour Emeline. Bonjour Grégory. Est-ce que tu peux te présenter ? Avec grand plaisir. Donc moi, je m'appelle Grégory Guillemin. À l'accent, vous devez vous dire, il est Suisse ou il est Belge. Je suis Belge. Et moi, je fais de l'éducation financière. Après avoir perdu beaucoup d'argent en bourse, ça tombe bien pour l'épisode du jour, parce que pour la petite histoire, j'ai commencé à investir en bourse en 2013
en me disant, il faut absolument que j'investisse en bourse. Je venais de faire un master en finance. J'étais en plein dans ma thèse de doctorat en finance également. Et j'ai eu la bonne idée. À l'époque, je croyais que c'était une bonne idée d'investir dans des actions qui ont chuté de 50% au minimum en me disant que ça va d'office remontée. J'ai fait ça une fois, deux fois, trois fois. J'ai gagné de l'argent. Puis, j'ai fait un all-in sur une seule et même action. Et là, j'ai perdu sur cette action-là 80% de mes économies. Et après ma thèse de doctorat, j'ai décidé de lancer un fonds d'investissement aussi. On pourra y revenir si c'est pertinent. Et en parallèle, je travaillais pour des familles fortunées.
Donc, j'ai travaillé pendant six ans dans un multifamille office pour des familles qui avaient minimum 30 millions d'euros d'actifs financiers. Et puis, à six ans, alors je gagnais 150 000 euros par an, brut, brut, au Luxembourg. Donc, c'est quand même moins taxé qu'en France et qu'en Belgique. J'ai pris la décision, un peu faux folle, mais j'en avais bien discuté en interne avec mon épouse, de démissionner de mon poste de directeur du multifamille office pour faire de l'éducation financière. Et aujourd'hui, la majeure partie de mon temps, c'est de faire de l'éducation financière pour essayer d'aider un million de personnes à mieux comprendre la bourse et les investissements et investir en bourse en toute autonomie.
La fameuse liberté, la fameuse en fait liberté. Alors, déjà, liberté, quand j'entends ce mot là, ça me fait penser à une phrase de Bertrand Picard que j'adore. La vraie liberté consiste à pouvoir vraiment penser ce qu'on a envie de penser et être libre dans nos pensées. Je ferme la parenthèse sur cette citation là. Et en fait, pour moi, moi, je vais me sentir libre dans mes investissements, ce genre de choses. Par contre, c'est important que j'aie un salaire de manière régulière parce que avec mes activités, bien entendu, parce qu'aujourd'hui, mes investissements, le montant de mes investissements ne permettrait pas encore, bientôt, mais pas encore de couvrir toutes mes dépenses annuelles. Donc, voilà. Et donc, la bourse, point important, disons le dès le départ,
une des grosses erreurs, c'est que les gens se font arnaquer. Il y a de plus en plus d'arnaques. L'année passée, en 2025, c'est plus de 500 millions d'euros arnaqués, rien qu'en France et rien que déclarés aussi, parce qu'il y a plein de gens qui se font arnaquer, malheureusement, qui ne vont pas le déclarer à l'AMF. Et donc, on pense souvent que la bourse va nous permettre de devenir riche rapidement. La réponse, c'est non. Peut-être après 15, 20, 25, 30 ans, on aura quelques centaines de millions d'euros ou quelques centaines de millions d'euros ou quelques centaines de milliers d'euros, mais on ne va pas devenir riche en bourse en cinq ans ou en disant ça ne fonctionne pas comme ça. Donc, attention à cela.
Donc, voilà, c'était peut-être pour commencer dans le plein. Alors, est-ce que tu penses que c'est vraiment un sujet du marché de la bourse, donc des marchés financiers, ou est-ce que c'est beaucoup plus un problème du niveau de l'investisseur, donc de la psychologie de l'investisseur ? Alors, en fait, le problème, entre guillemets, c'est notre cerveau. Notre cerveau, c'est quoi ? C'est qu'il a envie de gagner tout le temps et il a peut-être envie de gagner de l'argent plus que la moyenne, de manière assez rapide et tout ça, parce qu'on est dans une société où on a tendance à se comparer. J'ai vécu pendant quelques années au Luxembourg, on comparait la taille des maisons, on comparait la taille des voitures, etc., etc.
Donc, déjà, il faut se dire, déjà, en tant qu'individu, comment moi, je peux me sentir serein et heureux dans ma situation actuelle ? Après, ce qui se passe, c'est que la réalité, c'est que l'inflation est là depuis très longtemps, on a une perte du pouvoir d'achat et tôt ou tard, il y aura un problème sur les retraites. On le sait, en Belgique, en France, même combat, donc on est allié à ce niveau-là, même si au foot, on est plutôt ennemis, mais pour ce niveau-là, on est allié. Et alors, on a tendance, on voit sur les réseaux sociaux, malheureusement, statistiques assez folles. Aujourd'hui, 45 % des arnaques en Europe proviennent de pubs qui ont été faits sur le groupe META, donc Facebook, Instagram et WhatsApp.
Il y a de plus en plus de gens qui passent du temps sur les réseaux sociaux, c'est bien ou c'est pas bien, chacun jugera. Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui, sur une année, un particulier en moyenne voit 190 arnaques par an. Et moi, c'est vrai que vu que je suis sur Instagram de manière régulière, je vois deux ou trois fois ou quatre fois par jour des arnaques. Et je vois tout et je... Comment dire ? Je suis habitué avec ça. Et c'est des gens qui vous vendent le fait de devenir libre rapidement, on va devenir riche, on va vous contacter en privé et ce genre de choses. Et malheureusement, ça parle, ça nous parle parce que nous, en tant qu'êtres humains, on a probablement des blessures, on a probablement des difficultés parfois
à joindre les deux bouts. Il faut savoir aussi qu'en France, 40% des personnes qui vivent en France ont une fois déclaré avoir des problèmes financiers sur un mois, avoir des difficultés de boucler le mois. Et un ménage sur cinq n'a pas d'épargne précaution ou de minimum six mois de dépenses. Ce qui est juste fou en France et en Belgique, un ménage sur cinq n'a pas six mois de dépenses. Donc je pense vraiment que c'est la psychologie, notre psychologie et le manque d'éducation financière cruelle. Si dès l'école, le lycée ou ce genre de choses, on disait qu'on peut investir en bourse, que la bourse rapporte 7-8% par an, que l'immobilier rapporte 5-6% par an et qu'on ne devient pas riche rapidement comme ça en investissant,
que la crypto rapporte peut-être parfois plus, mais souvent moins aussi, à ce moment-là, on serait peut-être plus aguerri que finalement des personnes se disent oui, je sais que je peux investir, je vais mettre mon argent à travail. Ça ne va pas me permettre après cinq ans d'arrêter mon job, mais au moins peut-être que dans 15-20 ans, je passerai de 100% à un 3-5e ou que je ferai un tour du monde ou ce genre de choses. Donc oui, ça impacte fortement. Notre psychologie est impactée et il faut travailler là-dessus et c'est ce que j'essaie de faire, mais malheureusement, il y a de plus en plus d'arnaques et c'est extrêmement difficile de contrer cela et même les régulateurs sont à la ramasse par rapport à ça. Oui, c'est vrai qu'on en voit de toute façon tous les jours sur les réseaux sociaux.
Oui, et maintenant encore plus avec les cryptos, puisque les cryptos, il y a dix ans, personne n'en parlait. Maintenant, on a tous entendu une histoire de ah, j'ai acheté un bitcoin il y a quelques années, maintenant, je suis multimillionnaire ou ce genre de choses. Et il y en a certains, moi, je connais deux, trois personnes de mon entourage qui, effectivement, ont bien senti l'affaire il y a longtemps et aujourd'hui, ont plusieurs millions. Mais c'est une personne peut-être sur 100 et on oublie que maintenant, il y a plein de gens qui vont investir dans des projets crypto foireux en pensant trouver le prochain bitcoin, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Et c'est la même chose en bourse. En bourse, il y a 50 000 sociétés cotées en bourse dans le monde.
Comment on peut sélectionner la pépite qui va faire x10 les 30 prochaines années ? C'est impossible. À mes yeux, c'est impossible. Oui, c'est vrai. Et en plus, dans un contexte économique qui est plutôt difficile, comment est-ce que tu te positionnes puisque c'est vrai que si on se met à la place de quelqu'un lambda qui est dans la bourse, qui découvre, qui a envie de boursicoter un peu, tu vois Trump qui prend la parole, tu vois la guerre qui se déclenche, c'est stressant. Et là, naturellement, le cerveau a envie de se rétracter et dire je rentre dans ma coquille, j'arrête tout et je vends tout. Alors que ce n'est pas du tout la bonne décision. Non, ce n'est pas du tout la bonne décision. C'est vrai qu'on a tendance, une des erreurs que je vois souvent,
c'est d'essayer de... dès qu'il y a de la volatilité, d'arrêter ses investissements. Je commence à investir tous les mois, ça monte assez super à mon portefeuille sur le mois d'après à chuter de 5%. Eh bien, j'arrête parce que le marché chute et il pourrait continuer. En fait, il faut savoir qu'en bourse, 7 années sur 10 sont vertes, 7 années sur 10 sont positives, 3 années sur 10 sont dans le rouge. Mais si on prend des périodes de 10 ans, 95% des périodes de 10 ans sur l'indice S&P 500 ou le MSCI Europe ont des rendements annualisés sur 10 ans qui sont positifs. Et si on prend des périodes de 20 ans, 100% des périodes de 20 ans ont des rendements positifs. Donc, ça ne veut pas dire que, bien entendu, on ne sait pas ce qui va se passer dans le futur,
mais le point, c'est qu'au plus on a un horizon d'investissement de long terme, au plus grande est la probabilité d'avoir des rendements positifs infinis. Donc, avant d'investir, ce qu'il faut absolument faire, c'est d'avoir une épargne de précaution. Par exemple, 6 mois de dépenses, imaginons. Il y en a certains qui disent, oh, on est en France ou on est en Belgique, on est protégé avec le chômage, 3 mois de dépenses, c'est suffisant. Oui, d'accord, mais si à un moment donné, tu dois réparer ton toit parce qu'il y a une fuite dans ton toit, ce n'est pas avec 3 mois de dépenses que tu vas payer les travaux pour réparer le toit. Donc, moi, je dis toujours, c'est entre 6 mois de dépenses et 12 mois de salaire net, je suis peut-être prudent,
mais c'est comme ça en tout cas que... Chacun sa gestion de risque. Chacun sa gestion de risque et ça permet de dire quelqu'un qui dépense 2 000 euros par mois, par exemple, et on gagne 2 500, imaginons, eh bien, ça va être entre 12 000 euros et 30 000 euros. Voilà, et comme ça, et peut-être qu'in fine, il aura 20 000 euros d'épargne de précaution. L'épargne de précaution, on peut le mettre sur le livret A par exemple. Et puis, après seulement, si on a un excédent et on fait tout pour avoir cette épargne de précaution, si on a un excédent, eh bien, on commence à l'investir et on investit de l'argent si on n'en a pas besoin, au minimum, les 10 prochaines années. Trop souvent, je vois des gens qui disent ah, j'investis maintenant,
mais dans 2-3 ans, j'ai un projet immobilier, je retirerai mon argent. Et mais si on se retrouve comme en 2007 et que la bourse fait moins 50% et qu'il faut 4 ans ou 5 ans pour retrouver le niveau de octobre 2007, ton projet immobilier ne va pas se réaliser. Parce qu'en fait, ça, et même, il va prendre du retard, voire tu ne le feras jamais. Donc, c'est vraiment important qu'on a une dépense certaine dans les prochains mois, semaines, mois ou années. Eh bien, il faut du cash certain. Moi, je dis toujours à dépense certaine, du cash certain. Je vais prendre ma situation. Je savais que j'avais des travaux à faire pour 10, 15 000 euros. Eh bien, dès que j'ai su le montant précis, même si les travaux commençaient 6 mois après,
j'ai sécurisé. Alors, si j'avais investi en bourse, si je les avais laissés en bourse, eh bien, j'aurais gagné quelques centaines d'euros en plus, mais on est dans une gestion de risque à ce moment-là. Et par contre, ce qu'on a investi en bourse, puisque la bourse peut monter certaines années plus 30, mais certaines années peut aussi faire moins 40 et qu'il faut quelques années pour retrouver le niveau d'avant-chute, alors il faut minimum pour moi 10 ans. Et les conseils qui vont dire 3 ans d'horizon d'investissement, c'est bien. Malheureusement, ceux qui ont investi, je ne sais pas, en 2020, 2021, 22, sur 3 ans, 2020, c'était une année pas top, et 2022, les obligations ont fait moins 18%, les actions ont fait moins 19%,
donc ce n'était pas du tout une bonne année. Donc, au plus on a un horizon d'investissement de long terme, au mieux, c'est pour notre portefeuille. Tu devais nous citer les 5 erreurs que tu retrouves le plus chez les investisseurs qui débutent ? Qui débutent ? La première erreur, comme je viens de le mentionner, c'est effectivement réagir sous le coup des émotions dès qu'il y a un événement et vendre. Ça, c'est la première erreur. La deuxième erreur, c'est d'essayer de prédire le marché. Alors, moi, je dis toujours, c'est ce qu'on appelle le market timing. Le market timing, c'est ce doux rêve qu'on pense être capable d'acheter bas, vendre haut. Et c'est facile, tu regardes un graphique, ça monte, ça descend, ça monte.
Ah ben, il fallait acheter là, il fallait vendre là. Il y a une chute, on achète là et on revend là. Sauf qu'on, c'est toujours facile à posteriori de dire il y avait une chute ou il y avait une augmentation, sauf qu'on ne sait pas ce qui va se passer. Donc, trop souvent, j'observe des investisseurs qui essayent de prédire le marché ou qui vont lire dans le journal ou dans leur magazine économique. Il va y avoir un crash boursier, il faut vendre. Donc ça, pour moi, c'est la deuxième erreur. La troisième erreur, c'est de ne pas avoir une hygiène sur ces réseaux sociaux qui est irréprochable et de se faire effectivement
contacter par certaines personnes ou ce genre de choses. Par exemple, il y a certains faux profils de moi sur les réseaux et qui contactent les gens en direct en disant rejoins mon profil, j'ai lancé... J'en ai eu plein, c'est un fléau. Et donc, c'est un fléau. C'est extrêmement difficile de lutter contre cela. Et il faut juste avoir en tête que s'il y a une personne qui me contacte en direct sur les réseaux sociaux, c'est potentiellement suspect. Si elle me propose de gagner de l'argent rapidement, facilement à plus de 10% par an, par an, je parle. Moi, je vois parfois des trucs à plus 3% par mois ou 10% par mois. Et donc, plus de 10% par an, la plupart du temps, c'est des arnaques. Même, je vais dire, 100% du temps, c'est des arnaques.
Il ne faut pas y aller. Le pire, c'est quand même rendement garanti. Rendement garanti, oui. Et n'oublions pas, dans les arnaques, aujourd'hui, de plus en plus, des scrocs financiers se font passer pour Trade Republic, par exemple, parce que Trade Republic ouvre plein de comptes partout, disent travailler, ont une adresse Trade Republic, point quelque chose, point quelque chose. Et en fait, ils disent, ah mais j'ai été contacté par un conseiller de Trade Republic et tout ça. Sauf que non, en fait, des conseillers bancaires, que ce soit Trade Republic, BNP, Paribas ou ce genre de choses, ou Société Générale, ne prendront contact jamais avec vous de manière directe. Non, il faut que vous vous déplaciez ou que vous téléchargez l'application.
Donc, faites vraiment attention à cela. La quatrième erreur que je verrai, c'est de ne pas surveiller ces frais. Aujourd'hui, en Europe, les frais moyens pour un fonds d'investissement en action, 1,96% par an. Mes investissements coûtent moins de 0,20% par an. Donc, un cinquième d'un pour cent. Donc, ça coûte dix fois moins cher que le frais moyen d'un fonds européen. Donc, trop souvent, on est chez son banquier. Il y a les performances qui sont moyennes, plus ou moins bonnes, peu importe. Mais on oublie de regarder les frais. Pourquoi ? Parce que les frais des fonds d'investissement sont pris à l'intérieur du fond. Mais ce n'est pas un mois comme quand tu vas acheter une nouvelle paire de chaussures. Tu vas avoir un mois à 50 euros sur ton compte.
Là, les frais d'un fonds d'investissement, en fait, ils sont pris à l'intérieur du fonds d'investissement. Donc, si tu as un fonds d'investissement qui vaut 100 euros début janvier, qui a fait plus 10% brut, il devrait valoir 110 à la fin de l'année. Sauf qu'il vaut peut-être 108. Mais les deux euros, tu ne les vois pas retirés de ton compte titre. Donc vraiment, prendre soin de ces frais, pour moi, c'est la clé. Alors attends, je gratte un peu sur ce point-là des frais, justement, puisque là, tu parles de fonds d'invest. Pour ceux qui nous écoutent, pour que ça soit plus clair, un ETF ? Donc, un fonds d'investissement en passif comme un ETF passif va coûter en moyenne, ça dépend des ETF, en 0,10%, donc un dixième d'un pourcent,
et 0,3% ou disons 0,5%, un demi-pourcent. Un fonds d'investissement vendu par une banque traditionnelle, et je ne suis pas contre les banquiers, je dis juste que c'est le système bancaire actuel, va coûter en moyenne 2% par an. Et donc, sur 10 000 euros investis, si tu investis 10 000 euros dans un fonds qui coûte par exemple 0,2% par an, donc dans un fonds passif, ça va coûter effectivement beaucoup moins cher que 2%, ça va coûter 20 euros, alors que de l'autre côté, ça va coûter 2% via un fonds bancaire 200 euros par mois. Sauf que les 200 euros par mois, enfin 200 euros par an sur une année, tu ne vas pas voir moins 200 euros sur ton compte-titre, tu ne vas pas voir comme si c'était un retrait, ça implicite, c'est dans la valeur net d'inventaire du fonds d'investissement.
Par contre, une fois par an, si tu es dans une institution financière n'importe laquelle en Europe, tu dois avoir ce qu'on appelle un relevé des frais et des taxes. Et donc, par exemple, si tu as un PEA, imaginons, ou tu as un compte-titre, et bien entre le mois de février et le mois de mai ou juin, ton institution financière va te fournir ton rapport de frais et de taxes et tu vas voir les frais directs. Donc les frais directs, c'est par exemple tes commissions de gestion de ton compte par exemple, 50 euros par mois qui sont retirés, prenons un exemple très concret, et les frais indirects, c'est ce qu'on appelle les frais implicites de ton instrument financier. Une action comme l'action, je ne sais pas, je suis gourmand, je vais dire, Lotus, Bakris,
donc ce sont les biscuits Lotus, le Speculoos et tout ça, une action n'a pas de frais, il n'y a pas de frais de gestion à l'action. Un fonds d'investissement, s'il est actif, ça coûte en moyenne 2% par an, c'est moi qui vous le dis aujourd'hui, c'est moi qui te le dis, mais c'est des études par des régulateurs européens. Un fonds d'investissement passif, on est plutôt à 0,2%, 0,3% en moyenne par an, donc il y a un différentiel non négligeable. La seule certitude en bourse, ce n'est pas les performances, ce sont les frais qu'on va payer. C'est pour ça que, il y a quelques années, j'avais tout, pendant quelques années, j'avais que des fonds actifs, 2,2% par an. Pourtant, je travaillais pour des familles fortunées
et c'était les gestionnaires de ces familles fortunées-là qui m'avaient dit, investis dans tel et tel fonds. Sauf qu'après plusieurs années, les fonds sont moyens et coûtent 2,2% par an, ce qui était juste énorme. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, mon portefeuille est à 0,2% par an de frais. Alors, comment est-ce que tu différencies les fonds actifs des fonds passifs ? Alors ça, ce n'est pas facile. Ce qu'il faut faire, c'est que si vous avez des instruments financiers sur un compte-titre ou PEA, ce qu'il faut faire, il faut noter le code EASYN. Donc, il commence par FR quelque chose, LU quelque chose, IE quelque chose, et vous le mettez sur votre moteur de recherche. Et là, vous allez voir si dans le nom, il est mis ETF,
c'est probablement, ce n'est pas toujours le cas, mais c'est probablement un ETF passif qui ne coûte pas cher. Si par contre, il est mis Fonds, vous allez tomber soit sur le site du Fonds d'Investissement ou soit sur le site Morningstar. Morningstar qui est un outil qui permet d'analyser des fonds d'investissement actifs. Il y a des dizaines de milliers de fonds d'investissement actifs rien qu'en Europe, donc c'est juste énorme. Donc, si vous mettez le code EASYN et que vous tombez sur Morningstar, vous allez pouvoir aller voir sur la page overview, vous allez sur frais courants et vous allez voir, hier soir, par exemple, j'étais en coaching pour les gens qui suivent mon programme d'accompagnement, une personne m'a envoyé son portefeuille,
il y avait six fonds d'investissement, on a été pour les six voir sur Morningstar, on a pu comparer les performances et les frais et c'était des fonds qui avaient toujours des frais entre 1.8 et 2.2% de frais. Donc, ce qui est juste énorme. Donc, voilà, si votre fonds d'investissement se trouve sur morningstar.com ou point fr, peu importe, il est fort, enfin, 100% du temps, ça sera un fonds d'investissement actif qui coûte probablement cher. D'accord. Parce qu'on se dit qu'on prend par exemple le S&P 500. Donc, on peut avoir sous le S&P 500 soit des ETF, soit ça peut être aussi fonds, directement ? Non, en fait, si on veut, imaginons qu'on... Si on souhaite suivre la bourse américaine, le S&P 500, soit on investit dans un ETF passif
ou dans ce qu'on appelle un fonds indiciel, là, c'est un peu plus technique, mais c'est comme un fonds d'investissement, sauf qu'il suit le S&P 500. Par contre, ce qu'on se rend compte, c'est qu'aujourd'hui, il y a ce qu'on appelle des gestionnaires actifs qui vont partir de l'univers du S&P 500 et qui vont peut-être avoir essayé de battre le S&P 500. C'est ce qu'on appelle un fonds actif. Aujourd'hui, la plupart des fonds actifs essayent de battre un indice de référence et 95 % d'entre eux n'y arrivent pas. Oui, d'accord. Parce qu'on peut se dire quand même qu'un code is in est extrêmement important puisque vraiment, à une ligne près, tu peux te retrouver avec des frais vraiment importants qui ont un énorme impact sur ton portefeuille.
Voilà, donc c'est pour ça que déjà, quand on veut choisir des ETF passifs et essayer de limiter les frais, on va sur le site justetf.com, on choisit son indice, par exemple les États-Unis, l'Europe ou ce genre de choses, on met quelques critères et puis on obtient une liste d'ETF passifs qui ne coûtent pas trop cher. Mais si on laisse son portefeuille par exemple, la cinquième erreur que j'ai oublié de mentionner, mais ce serait par exemple laisser faire son conseiller ou son banquier sans s'y intéresser, même si on n'a pas envie de gérer soi-même son portefeuille, il faut prendre au minimum le temps de s'y intéresser. C'est comme réserver des vacances. Ah oui, moi j'ai envie de partir en vacances. Ah mais non, mais je m'occupe de rien,
même pas de la réservation. Non, si tu veux partir en vacances, tu vas regarder, tu vas discuter en famille, où est-ce que tu pars, quel budget, tu vas te renseigner, tu vas prendre le temps de le faire. Par contre, aujourd'hui, tellement peu de gens prennent du temps pour prendre soin de ses économies. Pour la petite histoire, j'ai fait un sondage il y a quelques semaines sur les gens qui me suivent sur les réseaux sociaux et la plupart des gens investissent après deux heures de formation. J'ai dit, mais deux heures de formation, on ne connaît rien. Il ne faut pas 30 ou 40 heures pour investir en bourse. Moi, je dis toujours qu'on n'y connaît rien. C'est entre 10 et 12, 14 heures. Donc c'est deux heures par semaine,
pendant six, sept semaines. Mais la moyenne était vraiment entre une et deux heures. Et j'étais là, mais ce n'est pas parce que tu as vu une vidéo YouTube de moi qui parle des ETF qu'il faut simplement aller dans des ETF et se rendre compte que ça va bien se passer. Non, il faut prendre le temps de comprendre. Il y a 4000 ETF disponibles pour les résidents européens, comment on sélectionne les bons et comprendre que la bourse, à certains moments, fait plus 30 et moins 40. Et comprendre que la bourse est volatile. Si on ne comprend pas ça, on refait les erreurs que j'ai mentionnées au début en disant, on est émotionnels. Et dès que la bourse tousse un petit peu moins 5%, on vend. Et là, malheureusement, ce n'est pas idéal.
Négatif, oui. C'est vrai que si tu viens comparer avec l'immobilier, moi, sur le pôle IMO, c'est beaucoup plus long. Tu vois, le temps de trouver un appart, de faire les travaux, vraiment de chercher ton crédit, bref. Il y a vraiment un... C'est un vrai process. C'est un gros process. Puisque de toute façon, tu prends au moins 3 mois pour passer sur le notaire, approximativement. Donc là, tu te dis, oui, j'ai vu une vidéo. Ça me paraît relativement simple. J'ouvre mon compte titre, je suis ce qu'il a dit. Allez, zou, c'est parti. Et puis, je laisse tourner tout seul. Alors, c'est bien de commencer par ça. Sauf que le jour, bien entendu, où il y aura un moins 5, un moins 10, un moins 15%, on va dire ah, mais Greg, tu avais dit de faire ça et tout ça.
Et moi, mon portefeuille, il est dans le rouge. Et c'est pour ça que tous les deux mois ou trois mois sur mes réseaux sociaux, je parle de crash boursier, même si... Je dis qu'on investit l'argent, même s'il y a un crash boursier, il faut continuer à investir, mais il faut comprendre que la bourse est volatile, que certaines années... Je vais prendre un exemple très concret. En 2020, entre le 19 février 2020 et le 23 mars 2020, la bourse américaine a fait moins 34% en quatre semaines et demie. Ça a été le crash boursier le plus rapide de l'histoire en quatre semaines et demie, moins 34%. Celui qui a paniqué, et j'avais un client qui s'appelle Jean-Claude qui a paniqué le 12 mars, le jeudi 12 mars après-midi,
il a décidé avec tous ses banquiers de tout vendre. Sauf que le 24 mars 2020, la bourse américaine a fait plus 9,4% en une seule journée. Donc lui, il n'a pas continué à baisser, mais il n'a pas profité de ce remont-là. Il a continué à être en cash jusqu'à fin juillet, début août 2020. Donc pendant finalement un peu moins de six mois, il a été en cash. Alors au début, il était content pendant quelques jours parce que le marché continuait à diminuer, puis le marché a réaugmenté. Au lieu d'avoir une performance de plus 10% entre le 1er janvier et le 31 décembre, il a eu une performance de moins 5, donc un différentiel de 15%. Sauf qu'avec son niveau de patrimoine, sa décision lui a fait perdre 2 millions d'euros.
Sa seule décision du 12 mars 2020, je m'en souviens toujours parce que c'est... C'est un gros montant. Parce que c'est un gros montant et c'est le seul client qui n'a pas respecté ce que j'avais dit, mais sa seule décision effectivement de vendre lui a fait perdre effectivement 2 millions d'euros. Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui, quand je raconte cette histoire-là, je dis, la plus grande erreur, ça ne va pas être les marchés, ça va être vos émotions. Vos émotions vont vous faire perdre de l'argent. On investit si on a une épargne de précaution, si on a un horizon de long terme, si on prend un petit peu le temps de se former et si on est capable de vivre avec la volatilité. Si ton portefeuille n'était pas capable
de voir ton portefeuille chuter de 5, 10 ou 15%, on n'investit même pas en bourse. Parce que même les obligations, l'or a déjà chuté de 40 ou 45% par le passé et les obligations ont déjà chuté de 18% par le passé. Donc il n'y a pas de rentabilité magique, sans risque, ça n'existe pas. Ne faites pas comme Jean-Claude, donc on fait attention à son portefeuille. Et alors de ton côté, quelle est la plus grande somme que tu as pu perdre avec la bourse ? La plus grande somme que j'ai pu perdre avec la bourse, c'est que j'avais mis 2 000 euros dans l'action Biotech. J'avais fait un all-in en juin 2014. Trois jours après, il y a avertissement sur résultat, moins 30% sur une seule journée. Donc je passe effectivement de 2 000 euros en une journée
à moins 30%, 1 400 euros. Et puis la bourse a continué à chuter et sur cette action-là, j'ai perdu 60% de mes économies. Donc j'ai commencé avec 2 000 euros et je suis arrivé à 1 400 euros. Oui, j'ai perdu 1 600 euros sur cette action-là. Alors peu importe, on se dit c'est beaucoup, pas beaucoup, peu importe par rapport à ça. Le point c'est que c'était toutes mes économies effectivement de mes jobs d'étudiant et ce genre de choses. Et qu'à un moment donné, j'ai fait un all-in là-dessus et j'ai fait n'importe quoi. Mais pendant très longtemps, j'ai été revanchard sur la bourse en me disant, c'est la bourse qui m'a fait perdre de l'argent. Mais en fait non, c'était mes propres émotions où au lieu d'investir de manière diversifiée,
de me former, ce genre de choses, je considérais que même si je faisais un master en finance et une thèse de doctorat en finance, j'en savais plus que la majeure partie des gens. La réalité, c'est que les études ne t'aident pas à gérer ton argent et à investir, que ce soit en bourse, en immobilier ou ce genre de choses. Et donc voilà, je l'ai appris à mes dépens. Heureusement, c'était que quelques centaines d'euros ou plus et que ce n'était pas non plus 10, 20, 30 000 euros. Mais si à l'époque, j'aurais eu 10 ou 15 ou 20 000 euros disponibles, j'aurais aussi investi cet argent-là. Donc c'était juste qu'à l'époque, je n'avais pas beaucoup d'argent et ça tombait bien que je perde beaucoup en pourcentage, mais pas beaucoup en montant.
Oui. Et c'est dingue parce que personnellement, donc dans l'immobilier, moi j'étais asset manager en gestion de fonds, donc j'étais aussi de la partie IMO, la partie travaux. Quand j'ai démarré, je me suis fait arnaquer sur les travaux. Et donc c'est intéressant d'avoir aussi ton retour d'expérience, comme quoi vraiment, on peut être pro. Je trouve que ça nous fait beaucoup plus mal. Moi, en termes d'égo, ça a été très violent. Je me suis dit, mais ça peut m'arriver à moi, mais ce n'est pas normal que ça m'arrive, puisque je suis censée être sachante sur le sujet. Et ça pique, au début, tu n'en parles pas. Après, tu prends un peu de temps pour dire ok, oui, moi aussi, moi aussi, ça m'est arrivé. Et puis après, tu ouvres la parole.
Mais je trouve ça vraiment bien de pouvoir en parler, de dire que ce n'est pas parce que tu viens du domaine, que tu as des lisétudes, que tu as une espèce de bouclier énorme contre les guerrières. Ah non, pas du tout. Et le pire dans l'histoire, c'est que j'avais dit à mon épouse de mettre 1000 balles, et elle a perdu effectivement 800 balles. J'avais dit à un très bon ami à moi, Quentin, que je salue s'il me regarde, qui avait mis aussi plus de 1000 euros, qui a perdu de l'argent. Et en me disant, parce que plusieurs fois, j'avais acheté l'action, j'avais revendu avec des dispositifs, et je me disais, cette action-là, elle va rebondir d'office aux alentours des 40, 45 euros. Et à un moment donné, j'ai acheté à 17.
Et quatre semaines après, elle était à 9 ou 8 euros. Et puis, j'ai vendu 14 mois après à 3 euros. Et aujourd'hui, cette action-là, si on va sur Google mettre auxurion, elle vaut 2 cents. Elle vaut vraiment 2 cents. Mais c'est juste que malgré, effectivement, mon master en finance, malgré ma thèse de doctorat en finance, ce sont des chouettes diplômes sur papier, mais qui ne m'ont pas permis de comprendre la volatilité des marchés, de choisir un ETF passif, de comprendre les frais du lobby bancaire, parce qu'on voit des choses très théoriques dans ces études-là, mais pas des choses pratiques ou pratiques sur comment on gère correctement son argent. Et ça, un petit peu, aujourd'hui, vont faire de l'ance. Merci, Brocou.
Avec grand plaisir. Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Alors, plutôt en Belgique. Non, je rigole. Je viens de manière régulière quand même à Paris. Où est-ce qu'on peut me retrouver en tapant Grégory Guillemin sur les réseaux sociaux, LinkedIn, Instagram, Facebook, YouTube également. Et j'ai une newsletter qui s'appelle Les tutos de Greg que j'ai lancé le 3 janvier 2023. Ça fait que chaque semaine, même en vacances, chaque semaine, j'écris pour partager des conseils pratiques ou pratiques, des retours d'expérience de certaines personnes aussi. Et pour essayer vraiment qu'un maximum de gens augmente leur niveau d'éducation financière et surtout ne tombe pas dans les pièges dans lesquels je suis tombé et ne se fasse pas non plus arnaquer par des escrocs financiers sans scrupule.
Donc voilà, Grégory Guillemin sur les réseaux. Merci Grégory. On va mettre tout ça dans la description. Et on se retrouve pour un prochain épisode. À bientôt. Tu l'auras compris. En bourse, le problème, ce n'est pas souvent de choisir les mauvais actifs. C'est souvent nos comportements, nos émotions et nos décisions qui nous coûtent le plus cher. J'espère que cet épisode t'aura aidé à mieux comprendre les erreurs les plus fréquentes et à investir avec davantage de recul. Si cet épisode t'a plu, pense à t'abonner pour ne pas manquer les prochains épisodes d'Out of the Box. Tu peux également retrouver le podcast sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et Amazon Music. Merci de nous avoir écoutés et à très vite pour un nouvel épisode d'Out of the Box.
Grégory Guilmin
Grégory Guilmin est docteur en finance, auteur et fondateur de La Bourse : Make it Easy. Ancien dirigeant de family office, il fait de l'éducation financière et accompagne les particuliers vers l'autonomie sur leurs placements.
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